L’anti-douleur Tramadol fait des milliers de mort chaque année ! – Recettes en Famille

L’anti-douleur Tramadol fait des milliers de mort chaque année !

by Emma

Plusieurs organismes sanitaires ont été alertés de la découverte qui fait froid au dos. Il s’agissait de la dose énorme d’analgésique prescrite aux patients et qui est remise en cause pour être la source des crises d’opioïdes. En Amérique, ce phénomène est relatif à plus de 400 000 décès sur un intervalle de 20 ans. Les spécialistes pointent du doigt le Tramadol, une véritable molécule dangereuse qui alarme l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En effet, nombre de Français en sont victimes, comme l’informe l’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma).

Alors que les analgésiques sont souvent prescrits par plusieurs agents de santé, il s’avère qu’elles sont les premières causes de mortalité dans l’hexagone. Le Tramadol est le premier à être accusé, d’après le constat d’une enquête du réseau d’addictovigilance.

Tramadol : Numéro 1 sur la liste des médicaments à surveiller

Selon une enquête DTA (Décès Toxiques Antalgiques) menée en 2018, 4 particules sont singulièrement compromises au taux de mortalité relatif à la crise d’opioïdes. Parmi eux, les effets néfastes du Tramadol sont en recrudescence comparés à ceux de la morphine et de la codéine. Selon les dires de Nathalie Richard, directrice adjointe à l’ANSM, lors de son interview avec les équipes d’Europe 1, « le Tramadol est le premier médicament impliqué dans les décès liés aux antalgiques. » Effectivement, l’agence nationale de sécurité du médicament s’engage de le surveiller de près au risque d’overdose, voire d’addiction. A partir du 15 avril 2020, la prescription de Tramadol s’étend uniquement pour 3 mois, si c’était 12 auparavant.

Surprescription de Tramadol

Toujours d’après les conclusions de l’enquête DTA, l’anti-douleur Tramadol s’avère douteux chez la population en générale, mais surtout chez les toxicomanes. Une fois que le traitement est stoppé, le patient manifeste systématiquement un manque. En sus, le syndrome de manque est de mise même si la durée de prescription était suffisamment courte. Sous prétexte de satisfaire à la dépendance, le patient reprend la molécule sans prendre en compte de son danger et ce, malgré l’absence de douleur. D’après les conclusions d’une enquête OSIAP (Ordonnances Suspectes, Indicateur d’Abus Possible), le Tramadol serait « le second antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, après la codéine ».

En outre, la revue Prescrire du 1er Mars 2020 informe explicitement le danger imminent du fait de la surdose de Tramadol. Avec la morphine, cette anti-douleur serait « l’opioïde le plus mêlé aux surdoses mortelles ». Il serait ainsi judicieux de rester prudent malgré la nature faible des opioïdes dans les anti-douelurs.

Mesure prise par l’ANSM

Durant l’année 2017 en France, pas moins de 6,8 millions de personnes auraient consommé la molécule tant redoutée. Comme le précise Le Monde, le Tramadol serait l’opioïde le plus consommé dans l’hexagone. Les autorités sanitaires ne sont pas moins inquiètes, exceptant que la situation n’aurait pas fait l’objet de chute qu’en outre-Atlantique. La raison ? Le nombre accru des patients admis aux hôpitaux n’est pas passé inaperçu du fait de la mégarde. Depuis l’année 2000 en 2017, l’hospitalisation a même triplé.

L’ANSM a été formel sur sa décision du 16 janvier 2020 : «  la durée maximale de prescription des médicaments antalgiques contenant du Tramadol (par voie orale) est limitée de 12 mois à 3 mois ». L’objectif de cette initiative étant de restreindre au maximum le danger imminent à une overdose de Tramadol, entre autres les analgésiques contenant de l’opiacés.

Une puissance de dépendance battant l’héroïne

Selon les informations de Libération, les spécialistes de santé en France prescrivent de plus en plus d’analgésique dérivé de l’opium depuis une quinzaine d’années. En principe, ces antalgiques à base d’opium sont prescrits dans le but d’apaiser les douleurs aiguës ou douleurs chroniques. Cependant, ces médicaments sont susceptibles de rendre les patients dépendants à un taux qui dépasse les addictions aux héroïnes. Comme le précise l’ANSM, les antalgiques à base d’opium seraient à l’origine « d’au moins quatre décès par semaine ». Une raison de plus qui devrait alarmer quant à la prescription et à l’overdose de Tramadol.

Initiative vers la sensibilisation

A l’égard des patients et des spécialistes de santé, il serait impossible de faire disparaître sa prescription. A cet effet, Nathalie Richard déploie : « Pour renouveler l’ordonnance le patient devra revenir chez le médecin : cela permettra de réévaluer la douleur, s’il n’en prend pas trop et risque de devenir dépendant ». D’ailleurs, la spécialiste reproche certains des médecins et pharmaciens qui ignorent que « le Tramadol est un opioïde ». Si l’ANSM a pris cette décision, c’est principalement pour une sensibilisation aux risques relatifs au Tramadol, vis-à-vis des professionnels de santé et des patients. En plus, il s’agit d’une mise en garde sur la consommation de Tramadol. Nathalie Richard met en exergue que « l’on a toujours un rapport bénéfice/risque favorable pour le Tramadol, sous réserve d’un bon usage ». Elle n’exclut donc pas l’utilisation de Tramadol mais plutôt de gérer la dose et la durée de prescription.

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