L’amitié entre femmes est un médicament naturel contre le stress

Notre monde sensoriel a été modifié par des iPod, des téléphones portables, des ordinateurs portables et des bureaux virtuels avec casque. Les relations personnelles ont sans doute été sacrifiées face aux phénomène technologique. Nous nous sommes de plus en plus désengagés de nos amis, de notre famille, de nos voisins et de nos organisations. Nous appartenons à moins de clubs et de groupes, nous nous réunissons moins souvent avec des amis, nous connaissons moins nos voisins et nous passons moins de temps avec nos familles. Les changements survenus dans le lieu de travail, la structure familiale, la technologie, les rôles des femmes et la vie en banlieue ont contribué au déclin de nos réseaux sociaux.

La détérioration de nos liens les uns avec les autres non seulement appauvrit notre vie personnelle et communautaire, mais a également un effet important sur notre santé et notre bien-être. Nous devons faire en sorte de concilier les obligations concurrentes du travail, de la famille et de la communauté et prendre soin de nous-mêmes. Au cours de mes plus de trente années d’expérience clinique, j’ai souvent observé que, sans ressentir un sentiment d’appartenance ni de connexion, nous risquions de nous sentir anxieux, déprimés et aliénés. À cette fin, l’étude montre que le meilleur prédicteur d’une vie épanouie est la construction de relations saines avec les autres – à la maison, au travail et dans la communauté.

Les femmes et l’amitié

Une étude marquante de Laura Klein et Shelley Taylor sur la relation entre amitiés et stress a révélé que les femmes réagissent au stress différemment des hommes. Cette différence est due aux différentes proportions d’hormones libérées dans le sang. Lorsque les hommes et les femmes sont stressés, les hormones cortisol et épinéphrine sont libérées ensemble, ce qui augmente la pression artérielle et la glycémie. Ensuite, l’ocytocine entre en jeu, ce qui neutralise la production de cortisol et d’épinéphrine et produit un sentiment de calme, réduit la peur et contrecarre certains des effets négatifs du stress. Les hommes libèrent beaucoup moins d’ocytocine que les femmes et du coup ils ont tendance à réagir au stress en s’échappant de la situation, en ripostant ou en refoulant leurs émotions.

Les femmes, en revanche, sont génétiquement liées à l’amitié en grande partie à cause de l’ocytocine libérée dans leur circulation sanguine, combinée aux hormones de reproduction féminines. Lorsque la vie devient difficile, les femmes recherchent des amitiés avec d’autres femmes afin de réguler les niveaux de stress. Une réponse commune au stress chez les femmes consiste à «entretenir des relations amicales». En d’autres termes, lorsque les femmes sont stressées, elles ont tendance à nourrir leur entourage et à tendre la main aux autres.

Une autre étude soulignant l’importance des amitiés a été menée par David Spiegel, qui a étudié le taux de survie des femmes atteintes d’un cancer du sein. Il a découvert que les femmes qui formaient un cercle d’amis fort et favorable survivaient bien longtemps à leurs homologues vivant dans l’isolement social.

L’étude sur la santé des infirmières et infirmiers de la faculté de médecine de Harvard a montré que plus les femmes ont d’amis, moins elles sont susceptibles de souffrir de déficiences physiques à mesure qu’elles vieillissent et plus elles sont susceptibles de mener une vie heureuse. L’étude a également montré que le fait de ne pas avoir d’amis ou de confidents est aussi préjudiciable à la santé qu’être alcoolique ou fumer des cigarettes. Les chercheurs ont examiné le fonctionnement des femmes après le décès d’un époux, l’un des principaux facteurs de stress de la vie. Ils ont constaté que même face à cette perte de vies majeure, les femmes avec des amis proches avec qui elles peuvent partager leur fardeau s’en sortent mieux que les femmes sans amitiés proches.

Qu’il s’agisse d’amis, de membres de la famille, d’un thérapeute ou d’un groupe de soutien, les femmes trouvent qu’il est réconfortant de raconter leur histoire. Nous voulons parler de nos expériences émotionnelles et traiter ce qui s’est passé et ce que nous pourrions faire pour l’avenir. Si les amitiés peuvent enrichir notre vie physique et émotionnelle, il faut se demander pourquoi tant de femmes ont du mal à les nourrir. Ruthellen Josselson, auteure de Best Friends: Le plaisir et les dangers des amitiés entre filles et femmes, explique que lorsque nous sommes occupés avec notre travail et notre famille, nous commençons par dissiper nos amitiés par manque de temps ou d’énergie. Nous perdons de vue la force que nous nous fournissons et les avantages curatifs que nous tirons de nos amis. Comme le suggère la recherche, nous devons créer et maintenir ces liens importants pour protéger notre bien-être physique et émotionnel.

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