Des essais cliniques aguichants sont établis à Marseille pour lutter contre le coronavirus – Recettes en Famille

Des essais cliniques aguichants sont établis à Marseille pour lutter contre le coronavirus

by Emma

Durant l’interview de Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection à Marseille le lundi 9 mars, il notifie la mise en œuvre d’une expérience avec l’hydrochloroquine sur 24 individus atteints du virus. L’infectiologue vante maintenant que le déroulé de cette recherche serait efficient. D’après la porte de parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, les tests se montrent « prometteurs » si les chercheurs restent circonspects. Plein feu sur les informations concédées par Le Monde, Ouest-France ainsi que BFMTV.

A Marseille, l’infectiologue Didier Raoult informe la mise en œuvre de l’essai utilisant de la chloroquine, un remède antipaludique qui opère de manière efficace contre le virus. Une vingtaine de tests en Chine se focalisent effectivement sur l’hydroxychloroquine et la chloroquine dans le but de guérir les personnes infectées par le coronavirus.

24 patients font l’objet de ce test à Marseille

Selon les explications dans Le Monde, l’essai médical entamé par le directeur de l’IHU aurait des résultats qui semblent « spectaculaires ». Le lundi 16 mars, une vidéo qui révèle les explications de Didier Raoult sur un traitement de 6 jours avec une dose de Plaquenil, connu sous le nom de chloroquine, « 25% seulement des patients seraient encore porteurs du virus, la proportion étant de 90 % chez ceux ne recevant pas le traitement » a-t-il confié.

Une journée après le traitement, les médecins constatent que les patients auraient un taux faible de virus et les médecins ont également utilisé de l’azithromycine sur ces patients du Covid-19. Le laboratoire Sanofi s’apprête à offrir des chloroquines qui couvrent des millions de patients suite à cette information.

Toujours dans la cadre de ce processus médical, une recherche scientifique aurait établie pour estimer le rendement de la thérapie. D’ailleurs, l’annonce de l’expert ne précise pas si les résultats atteignent l’ensemble des 24 patients seulement quelques-uns.

Le gouvernement et ses positions

Sibeth Ndiaye formule l’intention des membres ministériels à « étendre ces essais cliniques, qui seront dupliqués sur un plus grand nombre de patients » après avoir scruté l’annonce du président Didier Raoult. Le Conseil du ministre est à l’origine de cette décision et qui met en place de nouvelles expériences « réalisés avec une équipe indépendante du professeur Raoult ».

Les scientifiques restent prudents

Une étude initiée par des scientifiques chinois aurait semé des expectatives ravivées pour ce qui est de l’efficience du remède antipaludéen. Près de 100 personnes contaminées ayant été sujettes au test et le résultat aurait été efficace. Mais le professeur François Bricaire, ancien chef du service d’infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, annonce sur le Parisien que l’expérience est « tombée aux oubliettes avant que l’équipe de Marseille ne livre ces résultats ».

Le gouvernement reste cependant sceptique ainsi que les membres médicaux. D’ailleurs, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement annonce « nous n’avons pas de preuve scientifique » en ce qui concerne l’efficacité de la Plaquenil. En plus de cela, faute d’insuffisance d’étude beaucoup plus creusée et pour cause des effets néfastes, la consommation excessive de chloroquine serait délétère, contrairement aux attentes.

Selon le professeur Jean-Daniel Lelièvre, infectiologue à l’hôpital Henri-Mondor, il est primordial de prendre en considération le standard scientifique. Ce qui invoque une nécessité de plus de prospections de sorte de connaitre le dilemme des effets avant d’attester un essai clinique. Afin de ne pas être submergé par des énigmes, il serait judicieux de solliciter l’idée unanime d’autres chercheurs scientifiques. Ce professeur a ensuite additionné  « Ce ne sont que des effets d’annonce pour l’instant, et n’en faisons surtout pas le médicament miracle ».

Toujours selon le professeur, qui alerte pour une prudence des scientifiques, l’antipaludéen est « connue pour son action antivirale en laboratoire mais que, jusqu’à maintenant, cela n’a jamais donné de résultats sur l’homme en pratique ».

Afin de pallier à ces inconvénients, les initiateurs de cet essai clinique nécessitent de scruter plus profondément en ce qui est de la crédibilité de la chloroquine. Certes le Pr Raoult a proclamé l’efficacité de la chloroquine mais les médecins gardent une position sceptique à l’égard de ce mode thérapeutique en attendant davantage d’études et de proclamations scientifiques.

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