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Coronavirus : un naturaliste affirme, « Nous connaitrons d’autres pandémies encore plus mortelles si nous ne modifions pas de comportements »

Pendant ces mois qui ont suivi la découverte du nouveau coronavirus, les chercheurs et les scientifiques se sont penchés sur ce problème. Ces recherches se sont tous orientées pour la plus part, vers la répercussion du virus à son origine. Ainsi, Bruno David, le président du Muséum national d’histoire naturelle, explique ses pensées sur le phénomène. D’après ses explications, notre système de vie est en voie de disparition si nous ne trouvons pas des solutions. A la longue, si « nous ne changeons pas de comportement », des pandémies plus « létales » que le coronavirus. Tour d’horizon sur ce récit relayé par France info.

 Après ces quelques jours de déconfinement, il a déjà des remarques qui se font entendre. Cette crise sanitaire a fait évoluer beaucoup de choses, et mis en évidence de problématiques essentielles. C’est ainsi que Bruno David, naturaliste (Pratiquant des sciences naturelles NDLR), conscientise le monde à un changement radical.

La zoonose est son début

Bruno David nous fait part de son idée dans une interview sur France Info, par rapport à la problématique des conditions actuelles. D’après lui sans un changement de comportement, nous allons faire face à d’autres pandémies. Le président de la Musée national d’histoire naturelle développe les moyens de formations de ces derniers, surtout ceux d’origine animale.

Le passage d’une maladie d’une bête à l’être humain s’appelle la zoonose, et c’est un phénomène qui existe depuis longtemps d’après le scientifique. Au Néolithique il y a près de 10 000 ans, un premier pic est apparu lors de la domestication d’animaux, « il y a un certain nombre de maladies qui sont passés des animaux aux hommes, comme la rougeole ou les oreillons » explique Bruno David. La promiscuité avec les animaux sauvages et domestiques favorise donc la transmission de maladies et de virus des animaux vers les êtres humains.

3 paramètres à considérer

Bruno David continue son raisonnement en pointant du doigt 3 « facteurs » qui lui semblent problématiques. Il affirme que le nombre d’être humains sur Terre est l’un de ces problèmes : « Plus nous sommes nombreux, en termes de probabilité, plus on va apparaître comme l’espèce dominante et donc la cible privilégiée de certains pathogènes », selon ses dires.

Ensuite et comme il a été mentionné plus tôt, la promiscuité que nous avons avec les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, semble problématique à ses yeux. La déforestation par exemple, tend à faire venir les animaux sauvages vers nous car cela détruit leur habitat naturel.

Enfin, il estime : « on se déplace énormément, ce qui fait que quand un problème survient localement, il devient rapidement global ».

Le concept « One Health »

Bruno David insiste sur le fait que si nous ne rénovons pas de comportement, notre quotidien sera propice à l’avènement de maladies qui vont être plus catastrophiques que le coronavirus. Le scientifique présente un concept connu sous le nom de « One Health », qui signifie en français « Une seule santé ». Cela signifie que « la santé humaine, la santé animale et la santé des environnements c’est quelque chose qui forme un tout », explique Bruno David avant de continuer : « La meilleure chose à faire, c’est de respecter au mieux les environnements, de moins faire de déforestation, se tenir plus à distance des espèces sauvages, donc ne pas aller sur leurs territoires, ni les faire venir sur nos territoires. » Finalement, il évoque les méthodes d’élevage trop intensif qui doit être éliminé. Le président du musée conclut que toutes ces solutions sont nécessaires « parce que sinon, ça va nous revenir dessus comme un boomerang ».

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