Après la mort de nos parents : que devenons-nous ? – Recettes en Famille

Après la mort de nos parents : que devenons-nous ?

by Emma

Le choc est toujours immense. Il n’y a pas d’âge idéal pour perdre ses parents.

Qu’on ait quitté la maison de notre mère pour aller fonder notre propre famille, qu’on soit devenu un adulte responsable et qu’on ait, disons, bien réussi sa vie, la mort de nos parents nous laisse toujours un grand vide et fait de nous un orphelin.

Ça n’arrive pas qu’aux autres

Personne ne se dit être prêt à accueillir la mort. Quand elle survient dans notre entourage, on se dit qu’ils vont surmonter cette épreuve. Mais quand on la vit, c’est tout autre chose. A la mort de  nos parents, on se perd aussi soi-meme. On perd nos repères. Cette figure qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui a disparu pour toujours. Tous le souvenirs de notre enfance refont surface et rendent l’épreuve encore plus difficile.

La façon dont la mort est survenue a aussi un important impact psychologique. Les morts naturelles, suites d’une longue maladie ou d’un âge très avancé sont plus faciles à accepter. Tandis que les morts tragiques ou subites engendrent un choc complémentaire en plus de la douleur et du déchirement.

Le plus dur dans la perte d’un parent c’est qu’en consolant l’autre parent encore vivant, on se dit que lui aussi pourrait donc partir un jour ou l’autre. En vivant ce deuil, notre inconscient essaie de nous rappeler qu’un autre deuil pourrait aussi survenir. Serions-nous plus préparés ? Peut-être que nous accepterions plus facilement cette deuxième perte si le temps entre les deux décès est plus long.

Ils sont là, mais ils sont partis

A voir cet être aimé et tant chéri là, immobile et rigide dans ce qui sera désormais son lit, beaucoup de questions se bousculent en nous. M’entend-il si je lui parle ? Puisque je le vois là, que je vois son corps alors qu’il n’y est plus. On est soudain submergé d’un fort sentiment de compassion. En se rappelant tous les conflits qu’on aurait eus avec nos parents, une fois morts, on comprend leur motivation. Vient après un sentiment de culpabilité. Quand on aurait aimé leur dire qu’on comprend leur réaction de leur vivant. Il faut alors se débarrasser au plus vite ce sentiment de culpabilité et faire plutôt de ce moment d’adieu un moment de pardon aussi. Pour qu’ils partent en paix et pour nous puissions entamer notre processus de deuil sereinement.

Aimons-les tant qu’il est encore temps :

La mort d’un parent est dévastatrice. Elle emporte la personne qui nous a aimé inconditionnellement, qui s’est donné tant de mal pour notre confort, qui nous a consacré sa vie. A ce moment-là un sentiment d’abandon nous submerge. Il ne nous reste plus grand-chose à part les « plus jamais ». Plus jamais je n’entendrais sa voix, plus jamais il ne franchira cette porte, plus jamais je ne le serrerai dans mes bras…Même les conflits que nous avions eu avec eux vont cruellement nous manquer. Qu’elle est lourde à porter cette absence !

L’essentiel à retenir est que les parents partiront un jour ou l’autre. Le jour venu, on ne sera pas plus préparé qu’aujourd’hui. Mais on peut très bien ne pas perdre notre temps et tant qu’ils sont encore là, en profiter pour leur dire inlassablement « je t’aime » et « merci pour ce que je suis devenu… »

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