Une vidéocapsule permettrait de remplacer la coloscopie lors d’une maladie du gros intestin – Recettes en Famille

Une vidéocapsule permettrait de remplacer la coloscopie lors d’une maladie du gros intestin

by Emma

Qui aurait pensé qu’on pourrait avaler un jour une caméra ? Avec l’avancée de la technologie et de la science, c’est possible. En effet, la capsule munie d’une micro-caméra, équipée d’une conduite souple permet de prendre en photo les éventuelles anomalies dans l’intestin. En 2019, cette alternative à la coloscopie avait fait l’objet de débat sur les médias Le Figaro et Le Monde. Les médecins pourraient alors proposer cette option pour réaliser un examen du côlon. Focus.

Si la capsule vidéo-endoscopique a été conçue, c’est dans le but de contempler l’état du tube digestif. Après sa première conception, l’industrie israélienne baptisée Given Imaging l’a commercialisé. La gélule est aussi appelée PillCam et le patient doit l’avaler comme un simple pilule.

Quels examens pour analyser une maladie colique ?

En cas d’anomalies dans la conduite digestive, les médecins peuvent recourir à une coloscopie ou à une entéroscopie. Ces deux techniques sont réalisées sous anesthésie afin de prévenir l’inconfort de la douleur subi par le patient. Pourtant, le résultat de ces examens est incomplet lorsque l’expert doit explorer l’intérieur du tube digestif. « Du fait de sa longueur qui est entre 3 et 9 mètres, les procédures classiques comme l’entéroscopie ne permettent pas d’explorer plus d’un mètre de sa partie proximale, le jéjunum, et 70 cm de sa partie distale, l’iléon », détaille le Pr Gérard Gay, du service de gastro-entérologie du CHU de Nancy, lors de son interview par Doctissimo.

La capsule vidéo-endoscopique pour un examen plus facile

Vers les années 2000, Given Imaging, la firme israélienne a exposé sa technologie qui permet d’explorer l’intestin grêle. Effectivement, la vidéocapsule est en forme de gélule plus grosse que la moyenne et comporte deux petites caméras ainsi qu’un éclairage. Pour ce faire, le patient avale la gélule et boit de l’eau, tout comme les pilules conventionnelles. La gélule passe alors dans le long du tube digestif. Comme l’explique le Dr Nour Tache, gastroentérologue et hépatologue : « Sa taille de 26 mm par 11 mm et son poids de 3,7 grammes permettent de l’avaler sans difficulté. Elle va alors progresser au travers de tout l’appareil digestif, de l’œsophage au rectum, sous l’effet des contractions normales de l’intestin ». Il poursuit son explication en mettant en avant que la caméra intégré permet de prendre jusqu’à 8 images toutes les secondes. Par la suite, ces images sont transmises vers des capteurs afin que le médecin fasse une évaluation de la maladie.

Sachez que la gélule se dissout systématiquement par voies naturelles et ne provoque aucun inconfort pour le patient. Autant de privilèges dans l’utilisation de cette technique d’examen. En sus, l’ingestion de la capsule ne nécessite aucune anesthésie au préalable et le patient peut poursuivre ses activités habituelles, sans contrainte, à en croire au spécialiste.

L’utilisation de la capsule colique et ses limites en France

Chez la population française, près de 17000 personnes ont pu bénéficier d’un examen de l’intestin grêle en utilisant la capsule colique. Son utilisation est utile dans certains cas, notamment en cas de coloscopie optique incomplète, non recommandée ou contre-indiquée. Mais cette méthode de préparation à l’examen par capsule colique préconise l’adjonction de phosphate de sodium qui expose à des risques d’effets secondaires. A cet effet, la Haute Autorité de Santé (HAS) affirme que « la capsule colique apparaît comme une alternative partielle à la coloscopie optique ».

En outre, la technique d’imagerie intestinale présenterait d’autres limites, dont certains individus sains ayant été renvoyés vers une coloscopie optique, certains polyopes qui n’ont pas été repérés chez des patients. La vidéocapsule empêche parfois la localisation de la position des polyopes et elle serait incomplète dans certains des cas mais cela n’exclue pas son utilisation si le médecin juge cette technique nécessaire. Selon les affirmations du Pr Robert Benamouzig, chef du service de gastro-entérologie de l’hôpital Avicenne, « La vidéocapsule s’adresse surtout à trois catégories de patients : ceux qui sont fragiles avec une contre-indication à l’anesthésie, ceux chez qui la colonoscopie a été incomplète ou ceux qui refusent catégoriquement cet examen ».

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