Sans confinement malgré la pandémie, la Suède aurait eu raison de sa décision – Recettes en Famille

Sans confinement malgré la pandémie, la Suède aurait eu raison de sa décision

by Emma

Aucun pays n’a encore découvert le vaccin ou le remède contre la Covid-19. A fortiori, tous les pays qui ont eu recours au confinement auraient porté ses fruits. Cependant, il semble que la Suède n’a pas consenti à l’efficience de cette initiative. Le pays est en dehors de cette homogénéité de règlement depuis la survenue de la maladie pandémique. Une réticence qui a traîné avec elle des remises en question.

Dans le but d’obtenir une réponse satisfaisante auprès des suédois, le journaliste Ian Birrel du Daily Mail, a questionné plusieurs d’entre eux au sujet de l’intendance de cette pandémie dans leur contrée.

Le refus de la Suède à se confiner va sans freiner le nombre de mort

Lors d’une interview sur Anders Tegnell, l’épidémiologiste d’Etat chargé de la stratégie de la Suède dans la lutte contre la maladie, Carolinne Liden, a commenté : « C’est un héros ».

Cette jeune femme âgée de 35 ans déclare : « C’est une responsabilité si énorme de prendre ces décisions qui affectent tout le pays et j’aime la façon dont il défend sa position même s’il reçoit beaucoup de critiques » a déclaré la femme.

Pourtant, cette adulation ne change pas le fait que la Suède recense l’un des taux de mortalité les plus élevés du monde.

La décision suédoise soulève des questions quant à la gestion pandémique à long terme. Après tout, de nombreux pays ont décidé de limiter l’augmentation de nombre d’infection en optant pour le confinement. C’est dans ce contexte que des experts suédois ont déclaré à Ian, que la lutte contre la pandémie « est un marathon et non un sprint ».

L’extravagance du principe est telle que de nombreux pays sont en combat contre l’augmentation de cas avérés même si les gestes barrières et sanitaires sont établis. Cette américaine en est une preuve vivante car elle a contracté le virus alors qu’elle suit la mesure de confinement à cause d’une livraison à domicile. Pourtant la Suède est à présent en baisse quant aux cas recensés actuellement une baisse constante de cas, voire à proximité de l’exemption collective, un constat des spécialistes pour le cas de la capitale Stockholm. Pourtant, 1 Français sur 4 ne souhaiterait recevoir aucun vaccin, et que c’est l’immunité collective qui permettrait de mettre fin à l’épidémie si le vaccin n’existerait pas.

En outre, l’épidémiologiste révèle à Ian Birrel que principalement, leur rôle est de préserver le fonctionnement du pays de manière adaptée que possible.

Un principe qui prône la confiance

La technique de la Suède est repose sur la philosophie de la confiance. Selon Morgan Olofsson, porte-parole de l’Agence suédoise de contingence civile : « Pour vivre dans une démocratie, vous avez besoin de confiance ».

Au sujet de la fermeture des établissements scolaires, du chômage, du manque de contacts sociaux, il n’est pas question que la Suède rompe une stabilité jugée nécessaire. Comme le précise Tegnel, « les contacts sociaux sont un peu dangereux en ces temps, mais ils sont très importants pour votre santé en général. »

Raison pour laquelle leur mission ne se limite pas uniquement à éliminer le virus mais d’: « Arrêter l’épidémie et maintenir la santé des gens » selon Tegnel. Quant à Olofsson, « le gouvernement doit faire confiance au peuple et le peuple doit faire confiance à son gouvernement. ».

50% des décès proviennent des maisons de retraite

Non seulement la Suède, mais dans les autres également, les personnes âgées dans les maisons de retraite sont exposées à plus de risque du coronavirus. Selon un sondage, vers la fin du mois de juin, la moitié des décès résultaient tous des maisons de retraite.

D’après Paul Franks, professeur d’épidémiologie, cette calamité aurait pu être anticipée. Malgré cela, il juge la mesure de confinement comme « un instrument très contondant ». A savoir que la Suède compte actuellement environ 6000 décès du coronavirus.

Les enjeux du confinement

Selon Mia Ekstrom, professeur d’épidémiologie mondiale des maladies infectieuses, ce qu’il faut faire serait d’observer les propensions qui étalent l’abaissement constant des cas positifs et des décédés. Et elle met en avant que le refus au confinement implique un assemblage de l’immunité collective.

La mesure de confinement n’est pas viable et qu’après un moment « vous devenez fous », toujours selon cette experte. D’après Mia Ekstrom, le confinement est « un instrument brutal, insoutenable et nuisible sur une période prolongée ».

Interrogé par la journaliste, Ulrika Thulin, psychologue, partage ce même avis en déclarant : « Mentalement, c’est un défi. L’isolement n’est pas bon pour vous ».

Si on se réfère aux commerces détaillants, le confinement subit inévitablement une ruine. Dans ce sens, une propriétaire d’une boutique de vêtement est enchantée du fait de cette marginalité de la Suède même si la situation est moins aisée qu’avant.

D’après un sondage, les suédois ont moins peur du virus de Wuhan. Si 50% d’entre eux redoutaient tant la maladie en mois de mars, ce chiffre a baissé de 29% actuellement.

Selon le point de vue de Hans Isoz, un investisseur dans les entreprises numériques : « Si nous regardons en arrière dans quelques années, je pense que nous verrons que nous avons bien géré la situation ». Certes, il existe certain débat mais l’appui à l’approche suédoise est avérée. 

Remise en question sur l’efficience du confinement

Nombreux spécialistes ont pris du recul sur l’efficacité de la mesure de confinement, notamment les épidémiologistes interrogés qui estiment que le confinement s’avère essentiel dans le combat contre l’ennemi invisible.

En outre, selon une enquête menée par Le Monde, il faudra « sans doute encore beaucoup de recul et de mises en perspective pour trancher sur l’utilité du confinement ».

Après l’allégation du professeur Jean-François Toussaint, directeur d’un institut d’épidémiologie à l’Irmes, la polémique est d’autant plus soutenue. Pour lui, le confinement a été en quelque sorte futile vue les données relatives à l’expansion du virus aux Pays-Bas et en Suède. Aussi, Michael Levitt, lauréat du prix Nobel, partage cette même opinion en estimant que c’était une « grande erreur » de prendre la mesure de confinement sans discernement.

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