Quelle est l’heure idéale pour prendre la route des vacances ? – Recettes en Famille

Quelle est l’heure idéale pour prendre la route des vacances ?

by Emma

Prendre sa route trop tôt risque de dérégler l’attention sur le volant. En sus, il serait judicieux de connaitre les points essentiels suivants.

Sachez que ce n’est pas uniquement les embouteillages qui doivent être prises en compte mais aussi l’intervalle de temps de votre départ. Les experts démêlent le vrai du faux sur ce propos.

Après avoir pensé à faire le bagage, à remplir le carburant, pensé à prendre en considération l’horaire de départ pour vos vacances. Ce point est souvent ignoré alors que c’est pour le moins essentiel. Un départ trop tôt augmente le risque d’accident de route puisqu’à cette heure, vous risquez de baisser considérablement l’attention. Les professionnels expliquent dans ce présent article les éléments à revoir lorsque vous souhaitez fixer telle ou telle heure de départ.

Prendre le volant le matin et après une bonne nuit de sommeil

On est souvent emporté par la surexcitation de voyager la veille du départ et on ne dort pas suffisamment. Selon le Dr Marie-Françoise Vecchierini, médecin du sommeil à l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris, c’est une « grosse erreur ». Puis de relater : «Il faut s’assurer de passer une nuit de sommeil en qualité et en quantité suffisante avant un voyage en voiture». Chez les Français, la somnolence aurait un effet considérable sur la vigilance au volant, ce qui entraine un tiers des accidents de route mortels, à en croire à l’association française des sociétés d’autoroutes (AFSA). Comme l’explique l’Institut français des sciences et technologies des transports (IFSTTAR), 4 secondes de sommeil ressemble à 150 mètres parcourus à une vitesse de 130 km/h.

Un tiers des accidents de route mortels est lié à la somnolence

Ce n’est pas pour rien si les médecins préconisent 8 heures de sommeil au moins, tout en prenant en compte la qualité de votre endormissement. Pour ce faire, évitez les soirées arrosées la veille, dormez calmement, réalisez une séance de méditation, etc. Résultat ? Le lendemain, vous sentirez une humeur fraîche, notamment chez les conducteurs qui devront prendre le volant. Le Dr Yves-Victor Kamami, oto-rhino-laryngologiste et médecin du sommeil à Paris (1) défend que «Dans cette configuration, c’est la meilleure période dans la journée pour le faire».

Pourtant, l’état de somnolence de chacun n’est pas le même. En cause, «Il y a des gros dormeurs qui ont besoin d’au moins dix heures de sommeil, si des petits se contentent seulement de six heures d’endormissement ». Certaines personnes ont même tendance à s’endormir alors qu’elles sont au volant. Tel est le cas des patients d’une apnée du sommeil et sans forcément le prendre en compte. Ainsi, le Dr Marie-Françoise Vecchierini affirme qu’«Avant de choisir une heure, il faut s’écouter. » Elle poursuit également que « Parmi les signes qui peuvent nous alerter, il y a les « presque accidents » comme monter fréquemment sur le bord de la route ou rouler avec beaucoup d’à-coups.»

Éviter les pics de somnolence

Dans certains des cas, le manque d’attention et vigilance surviennent au moment le plus inattendu. Toujours d’après le Dr Yves-Victor Kamami, plusieurs recherches scientifiques sur ce propos attestent deux pics de somnolence : le premier à 2 heures du matin et le second à 14 heures. Ces phénomènes sont baptisés les portes du sommeil et d’après les deux médecins, il est compliqué de les esquiver. Le spécialiste conclut alors «La science ne parvient pas encore à lever le voile sur les raisons mais durant ces périodes, le cerveau va sécréter plus de mélatonine (hormone du sommeil, NDLR)».

Eviter les repas copieux avant de voyager

Selon les idées reçues, un repas rassasiant permettrait de parcourir sereinement des kilomètres de trajet pour les vacances et qu’il apportera l’énergie nécessaire. Pourtant, une recherche récente menée par l’association d’assureurs Attitude Prévention, parue le 11 juillet 2019, contredit cette théorie. Suite à une recherche sur le taux de vigilance et de concentration des automobilistes lors d’un test de freinage sur simulateur, les scientifiques ont conclu qu’un déjeuner qui apporte 1531 calories entrave le temps de freinage. En sus, il diminue tout de même le niveau de vigilance jusqu’à 60% des conducteurs qui ont répondu à un sondage.

Eviter le repas hypercalorique car il altère le temps de freinage 

La sensation de lourdeur et de sommeil est connue sous le nom de vague alcaline postprandiale. En principe, elle se manifeste 40 minutes après avoir mangé. « A cet intervalle de temps, toute l’énergie du corps s’active pour faire avancer le bol alimentaire vers le tube digestif, au détriment du cerveau», comme le relate le Dr Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste, initiateur de la recherche. Cela explique la raison pour laquelle le médecin conseille de ne pas prendre le volant à peine la fourchette reposée, et ce concernant les trois heures de repas principaux.

Repérer le temps libre

Pas que le déjeuner, la fatigue est aussi un point à prendre en compte avant de fixer une heure de voyage, notamment l’épuisement après le travail. «Si on se lance dans un long trajet à la sortie du boulot, on accumule une période de veille beaucoup trop longue. Comme le sommeil a besoin de se réguler, le sommeil va se faire ressentir de manière plus précoce», à en croire au Dr Marie-Françoise Vecchierini. Il serait alors salutaire de reporter le voyage au lendemain, si possible et c’est l’ultime solution, préconisée par les trois professionnels de santé. L’experte affirme à la fin qu’«Il faut fractionner les périodes de repos et de conduite pour retarder le sommeil».

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