Cessons de faire croire aux femmes qu’elles ne s’épanouissent qu’en passant par la maternité

Âgée de 34 ans, Sophie a tout pour être heureuse : un homme dont elle est amoureuse, un travail qui la passionne, des amis qui lui sont fidèles et des revenus confortables. Il ne lui manque plus qu’un joli bébé afin de parfaire ce tableau, diront certaines personnes sauf que comme environ 4% des Françaises, Sophie ne souhaite pas avoir d’enfants. Le choix de ces femmes est encore incompris par la société actuelle.

Sophie indique qu’elle n’a jamais eu l’envie d’enfanter. D’aussi loin qu’elle se souvienne, cela n’a jamais traversé son esprit, ni fait partie de ses aspirations, ni de ses projets. Pour elle, il ne s’agit ni une question de moyens ni une question de célibat étant donné qu’elle a une situation financière stable et un compagnon avec qui elle vit depuis longtemps. Elle dit qu’elle ne ressent pas tout simplement ce désir de bébé dont lui parlent les femmes de son entourage. Avoir des enfants est un choix extrêmement structurant qui a un important impact sur l’organisation de tout le quotidien tout en générant des contraintes, des tensions et de la fatigue. Sophie avoue qu’elle n’est pas du tout prête pour tout cela, d’autant plus que son travail l’amène à vivre dans des pays asiatiques et africains où les conditions éducatives et sanitaires ne sont pas idéales pour élever des enfants. Elle trouve que ce serait injuste de les imposer tout cela, eux qui ne l’ont pas du tout choisi. Pour le moment, son compagnon partage son point de vue. Tous deux sont et ont toujours été en phase sur cela.

Cependant, Sophie n’éprouve aucune antipathie pour les enfants. Au contraire, il existe de nombreux enfants dans sa vie et elle a tendance à créer des liens forts avec eux. En effet, elle aime bien passer du temps avec eux le temps d’un week-end ou pendant les vacances en famille ou entre amis. Dans ces cas-là, elle ne profite que des côtés positifs de la vie avec des enfants et elle affirme qu’elle aime ces moments d’échange et de partage. Toutefois, de là à faire les siens et à assumer tout le temps cette lourde responsabilité, elle dit non.

Sophie doit toujours se justifier :

Voir aussi:  Cette astuce vous aide à brûler la graisse dans la partie abdominale uniquement en une semaine. Il suffit de boire de cette boisson avant d’aller vous coucher

Lorsqu’on a franchi la trentaine et qu’on est en couple depuis des lustres, ne pas être maman devient alors suspect. Rares sont les femmes qui se retrouvent dans cette situation  par choix personnel. La fertilité en est principalement la cause. C’est d’ailleurs à cause de cela que depuis quelques temps, je dois m’expliquer et me justifier sur mon choix. Cependant, il faut avouer que les remarques et les questions deviennent de plus en plus insistantes au fur et à mesure que je prends de l’âge. Avec ma situation, j’ai pu constater que la pression social n’est pas si forte sur les hommes étant donné qu’on considère surtout que c’est la femme qui est la principale responsable de la procréation dans un couple. La société a tendance à nous renvoyer qu’une femme qui n’est pas encore mère n’est pas une femme tout à fait accomplie. Dans les séries télévisées, on trouve peu d’histoires de femmes sans enfant. Soit, les personnages sont des femmes célibataires désespérées, soit elles sont des carriéristes impitoyables ou encore des cougars nymphomanes. Jetez un coup d’oeil chez les héros de fiction masculins, mais également dans les médias, le showbiz et au travail, un homme ayant la trentaine ou la quarantaine sans enfant, cela ne va pas du tout choquer le monde. Personne ne va lui demander pourquoi il est dans cette situation.

Les parents de Sophie ont beaucoup de mal à accepter son choix. Ils souhaitent avoir des petits-enfants et espèrent fort que cela va finir par arriver. A chaque fois qu’ils en discutent, la conversation vire au cauchemar. Sophie se fait alors reprochée qu’elle est égoïste en ne pensant qu’à elle, en ne voulant garder que sa propre liberté et son petit confort, etc.

Elle confesse alors qu’elle aimerait bien leur répondre que d’après son point de vue que l’attitude égoïste concernant la surpopulation mondiale, c’est de souhaiter faire ses propres enfants tout en projetant ses désirs et ses ambitions sur sa progéniture, sans parler du fait qu’il faut se reproduire afin de laisser sa trace sur cette Terre alors qu’on peut laisser ses empreintes, de manière différente. Par exemple, il suffit de faire des engagements professionnels, associatifs et artistiques.

Son entourage lui lance : “Tu verras, tu auras le déclic un jour”

Voir aussi:  L’huile qui peut stopper l'irrésistible envie de fumer, qui aide à combattre les infections et à supprimer les toxines…

Sophie dit qu’elle déteste plus que tout lorsque quelqu’un de son entourage lui dit que l’envie d’avoir un enfant lui viendra plus tard et qu’elle aura forcément un déclic un jour. Pour elle, c’est un moyen de l’affirmer qu’elle est dans l’erreur. Heureusement, ses amis, ceux qui la connaissent parfaitement savent qu’elle s’accomplit autrement. Pour ce qui est de ses collègues, fort heureusement, ils s’en moquent totalement. Sophie évolue dans la recherche et l’enseignement supérieur. Dans ce milieu, la parentalité n’est pas vraiment un sujet de tous les jours. La situation la plus gênante, c’est lorsqu’elle rencontre de nouvelles personnes avec son mari. Lors des présentations et des questions de routine, les gens semblent toujours être surpris lorsqu’ils apprennent que Sophie et son mari n’ont pas d’enfants. En effet, la majorité de la population pensent que l’aboutissement ultime d’un couple, c’était la parentalité alors qu’on peut fonder un projet de vie et se considérer comme une famille sans procréer.

Sophie indique qu’elle pas peur de regretter son choix dans le futur dans la mesure où ce genre de projet ne trouverait jamais sa place dans sa vie. Elle dit qu’elle pourrait peut-être changer d’avis d’ici une dizaine ou une quinzaine d’années et elle a bien conscience qu’il sera trop tard pour procréer, mais il y a d’autres alternatives pouvant aider à tisser des liens très forts avec des enfants, notamment l’adoption, le fait s’impliquer dans des projets éducatifs ou de travailler dans des écoles, etc.

Pour voir la suite, ouvrir la page suivante (le bouton rouge en dessous)
Voir aussi:  Comment se servir de l’acupuncture pour mieux soulager les douleurs corporelles ?
To Top

Send this to a friend